Articles

Le chorégraphe hip hop François Lamargot avec le THH#3 à Mons

 |
IMG_6144.JPG#asset:2387

La semaine passée, le danseur et chorégraphe Hip Hop français François Lamargot était invité par l'équipe du Tremplin Danse Hip Hop #3, coordonnée par le Centre culturel Jacques Franck.

Avec la quinzaine d'artistes hip hop belges en formation, il a pu partager son expérience de création avec sa compagnie, la XXè Tribu, et d'interprétation avec de nombreux chorégraphes reconnus.

1935478_943306279038303_3332145995595583721_n.jpg#asset:2379

Danseur et chorégraphe, François Lamargot s'inscrit dans un processus de création singulier. Dès son plus jeune âge, il évolue dans le milieux du théâtre parisien et se familiarise avec la scène et les tournées. PeplumSpectateurs (mise en scène : Didier Braun), Il est où Kader (mise en scène : Maryse Pouhle)… Des pièces dans lesquelles il joue et qui le conduiront à tout juste 10 ans aux festivals d'Avignon 1995 et 1998. La danse reste son principal centre d'intérêt et François suit dès l'adolescence une formation académique dans plusieurs écoles parisiennes : Kim-Kan, Harmonic, AID, Conservatoire du 20ème arrondissement … Ne souhaitant pas se cantonner à une seule technique, il évolue en parallèle dans le milieux hip-hop. Avec son groupe, La XXe Tribu, il multiplie les expériences en battle ainsi qu'en spectacle de rue et enrichie sa gestuelle à travers le break et la house dance…
Sa carrière professionnelle commence dès ses 17 ans dans différentes comédies musicales (Gladiateur, Belle, Belle, Belle...). Trois ans plus tard, l'envie d'approfondir sa recherche sur le mouvement le pousse à chorégraphier sa première pièce, Horizon. C'est tout naturellement que son groupe l'accompagne dans cette démarche et la création sera finalement programmé en 2008 aux Rencontres Urbaines de la Villette. Il se dirige vers le travail en compagnie et ses influences diverses lui permettent de travailler avec des chorégraphes aux langages variés tels que George Momboye (Le Sacre Du Printemps ; Correspondances ; Quatuor Bella Bartók) ; Salia Sanou et Seydou Boro (Djan-Djo) ; Claude Brumachon (Folie), Blanca Li (Macadam Macadam) ou encore Antony Egea (Compagnie Rêvolution) dans Clash....

En 2011, fort de ses nouvelles expériences, il présente sa deuxième pièce Akasha dans laquelle, aussi bien les danseurs que lui-même, ont gagné en maturité et ont su traduire une cohésion de groupe. François y  développe un genre nouveau où danse contact et fondamentaux hip-hop se rencontrent. Parallèlement, Il devient l'assistant chorégraphe d'Anthony Egéa. Notamment pour Le Beijing Contemporary Dance Theater en 2011 avec Middle, puis pour Rage réunissant des danseurs du continent africain ; des créations à l'échelle internationale qui contribuent à forger son inspiration et son expérience scénique.
S'en suivent de nombreux échanges avec l'Afrique de l'ouest où il intervient régulièrement pour des échanges et stages divers. Il suit notamment un 2014 une formation à l'école des Sables de Germaine Acogny.
Il poursuit son parcours d'interprète et danse plus récemment pour Ibrahima Sissoko (Liaison Quatuor ; Le Lac des Cygnes);  Yann Lheureux (Flagrant Délit ; Instinct) ou encore Laura Scozzi (Barbe Neige et les sept petits cochons aux bois dormant). Mourad Merzouki fait également appel à lui en tant qu'assistant chorégraphe pour la création Wasteland en partenariat avec l'académie Fratellini. 

En 2015, il présente sa troisième pièce Gardien du Temps s'inspirant des écrits d'Henry Gougaud. Toujours désireux de faire évoluer son processus créatif François transpose son univers à la vidéo. En véritable passionné de cinéma, il finalise en 2016 le court-métrage Les Ailes de l'air puis Reflet faisant introduction à son projet de solo. La même année il reprend le chemin des battles et remporte l'open your Mind lors du Notorious IBE. 2018 est l'aboutissement de deux années de recherche sur le solo Reflets ; un spectacle singulier à la frontière entre danse/théâtre et vidéo. Une forme atypique qui l'inscrit dans une nouvelle évolution. Chorégraphier lui permet de synthétiser son parcours dont il retient les processus possibles de création tout en gardant des convictions qui font sa singularité.

« Mon mode d’expression se veut poétique. Je tente d’exprimer une réalité du monde par le langage de la métaphore et de la suggestion, tant pour les danseurs que pour les spectateurs qui s’invitent au voyage. La poésie permet une distance capable d’une autre compréhension des événements. Car elle a pour toile de fond, la paix nécessaire pour constater ce qui passe, ci et là. Or le plus grand inspirateur de mon travail reste mes rêves, une clé qui me permet de réinterroger mes certitudes. » F.Lamargot


Publié le mercredi 29 août 18